À force de parler franglais, un homme est condamné à l'exil sur l'île de Guernesey
Après avoir exaspéré tout son entourage en plaçant systématiquement plus de 3 mots anglais par phrase, y compris pendant les repas de famille, Alexandre a été dénoncé aux autorités par ses propres parents. Pour éviter tout risque de contamination, il a d'ailleurs été placé de toute urgence en quarantaine. Il devrait être envoyé sur l'île de Guernesey la semaine prochaine.
C'est un peu le Napoléon du XXIème siècle... Alexandre, 27 ans, a été officiellement condamné à l'exil par les autorités pour « massacre caractérisé de la langue française avec récidive et circonstances aggravantes ». Conscient des préjudices causés par sa façon de s'exprimer, Alexandre n'a pas souhaité contester cette décision de l'État et a naturellement accepté sa peine qu'il voit comme un sacrifice nécessaire pour éviter l'épidémie.
Contrairement à l'empereur, la destination d'Alexandre ne sera pas Saint-Hélène, mais bien Guernesey, afin qu'il soit au plus près de son environnement linguistique naturel. À Guernesey, les mots anglais ne choquent personne.
Dans une interview exclusive, il y a seulement deux jours, Alexandre se confiait sur l'origine du mal qui le consume : « À force de disrupter le business avec ma pensée out of the box, j'ai négligé l'importance du feedback. Je pense que le market game est en partie responsable de ce process touchy qui m'a conduit ici. J'aurais dû m'écarter un peu des best practices performance-driven et autres guidelines qui incentivent la génération de leads. »
Notre journaliste ayant recueilli ces propos s'est dit très ému par le témoignage d'Alexandre, bien qu'il n'ait quasiment rien compris lors de cet entretien. Un traducteur était heureusement présent pour faciliter les échanges.
Bon voyage, Alexandre !