Décloisonner ses inputs/outputs pour une stratégie marketing plus efficiente

Une stratégie marketing ne se construit pas seulement avec une intuition business. Dans les faits, il est souvent nécessaire de décloisonner ses inputs/outputs pour atteindre l'efficience.

Les marketers le savent bien : même s'il suffit généralement d'avoir la bonne intuition et la bonne idée pour accroître un taux de pénétration, ce n'est généralement pas suffisant. Or parmi les stratégies que certains d'entre eux utilisent depuis toujours, et qui fonctionnent bien, on trouve le décloisonnement anticipationnel des inputs/outputs. Cette stratégie n'est pas nécessairement intuitive, mais elle permet de mieux anticiper les plans d'action, avec d'ailleurs une grande rigueur qui fait toute sa force.

Les inputs/outputs représentent la matrice de l'entreprise et ses flux d'activités. Le problème avec ces flux, c'est qu'ils sont le plus souvent verticaux et perpendiculaires aux blocages qui minent la productivité. Pour pleinement rentabiliser ces flux, il faut par conséquent faire pivoter la chaîne de valeur afin d'aligner les process sur un angle de 180°. Cette position horizontale permet aux flux de circuler plus librement et plus transversalement, ce qui aboutit forcément à une augmentation de l'efficience opérationnelle.

En marketing, on oppose souvent la stratégie inbound à la stratégie outbound, et c'est bien entendu pour une bonne raison... Lorsque le marketer n'est pas capable d'attirer de nouveaux prospects qualifiés, c'est généralement à cause d'un maillon faible au niveau de la circulation des entrées. À l'inverse, lorsqu'il est difficile de puller ou de pusher un benchmarking from scratch, c'est souvent le signe qu'un impondérable obstrue le canal de sortie, empêchant de facto une diffusion large du brand content.

In fine, il est donc souvent intéressant de décloisonner ses inputs/outputs, ne serait-ce que pour relancer la réflexion des équipes sur l'impact du benchmark réalisé en amont.