Impacté par la violence disruptive de la disruption, un disrupteur se fait disrupter
Emporté par l'euphorie disruptive de la disruption, un disrupteur se serait fait violemment disrupter. Son pronostic vital n'est pas engagé, mais il pourrait garder des séquelles.
L'accident se serait produit aux alentours de 8 h 00 dans les bureaux d'une start-up parisienne. À force de trop vouloir disrupter le market, le disrupteur en chef aurait été soudainement surpris par la fougue disruptive de la disruption. Il se serait évanoui d'un seul coup dans le couloir, avec sa tasse de café encore chaud dans la main.
Sur place, ses collègues ont eu une belle frayeur. L'un d'eux, Loïc, nous a fait part de son inquiétude : « Je crois que je suis responsable de ce malaise. Je voulais faire une mauvaise blague au chef, et du coup je l'ai attendu dans le couloir, caché derrière la photocopieuse. Quand je l'ai vu arriver, je suis sorti de ma planque en criant "disruption", et je crois que c'est là qu'il s'est fait disrupter. »
Transporté d'urgence à l'hôpital, il est aujourd'hui sain et sauf mais un peu groggy. Il gardera vraisemblablement un mauvais souvenir de cette expérience disruptive car, selon les médecins, il aurait tout de même été victime d'un infarctus du myocarde.
Lors d'une interview entre deux siestes dans son lit d'hôpital, l'homme aurait avoué son traumatisme et sa nouvelle « disruptophobie ». Il envisage néanmoins de disrupter son parcours dans le cadre d'une reconversion professionnelle. Parmi les quelques métiers évoqués, il y aurait berger, garde forestier et restaurateur d'œuvres d'art.
Interrogé sur ce fait divers en tant que consultant senior du prestigieux cabinet Wind Consulting, Jean-Claude Van Damme nous livre son analyse : « cette volonté de reconversion revient à disrupter la disruption disruptive en disruptant le disrupteur ».